Les Imposteurs

Publié le par Lylie rose

Les Imposteurs

La Série:

L’imposture comme un art –un art de vivre, bien sûr. Dans l’univers urbain des années 40/50 qu’investit cette nouvelle série de la collection « Un Monde », la trivialité décevante du réel n’est pas toujours à la hauteur des rêves de ceux qui l’habitent. Rêves de gloire, de richesse, d’aventures… Il est tellement tentant, alors, d’endosser une identité neuve l’espace d’une nuit ou de toute une existence, quitte à tricher –un peu, beaucoup, passionnément- avec les contingences biographiques, financières ou sociales. Sur cette grande scène de théâtre où chacun tient finalement un rôle, trois personnages réunis par le hasard –Albert, Jenny et leur mentor en illusions, Monsieur Henry, chacun d’eux servant de fil rouge à l’un des volumes de la trilogie- vont se lancer ensemble dans le grand jeu de l’imposture, entre légèreté et provocation. Puisque tout n’est qu’apparences, qu’au moins la tromperie ait de la tenue, de l’ambition -et champagne pour tout le monde ! Inspiré tout à la fois par l’Amérique, le jazz, le polar et l’esprit acerbe des meilleures comédies hollywoodiennes, Christian Cailleaux interprète avec panache la partition virevoltante des Imposteurs, dans un style alerte et élégant parfaitement à l’unisson de son sujet. Tout en ironie charmeuse, les premiers pas chez Casterman d’un auteur à retenir.

 

 

Acte I

 

 

C’est ce matin-là, dans les brumes de la fatigue, de la colère… et un peu de la honte, que j’ai pris la décision de devenir un imposteur (…) » Albert, trompettiste peu doué et docker d’occasion, vient de s’abandonner au nouveau rôle de sa vie : usurper pour de bon l’identité de l’écrivain célèbre avec lequel on l’a confondu, l’espace d’une nuit d’insouciance et d’excès.
Commence alors, pour ce novice en duperie, un délicat –et parfois douloureux- apprentissage de la transgression, dans les méandres d’une élite à laquelle il s’efforce de donner le change. Imposteur, certes, mais comment maîtriser les fils du mensonge dans un monde dont les codes, précisément, reposent sur la dissimulation et la comédie des apparences ?
De méprises en quiproquos, Albert n’est bientôt plus très sûr de savoir qui trompe qui… Jusqu’à ce qu’entre en scène un comparse de hasard qui va peu à peu s’avérer, par-delà tous les masques, son véritable « maître en imposture ».

 

 

 

Acte II

C'est une méprise qui avait fait d'Albert, ouvrier sur les docks et trompettiste de jazz à ses heures, l'écrivain Albert Fenta. Pris de vitesse par la vie facile de la haute société, Albert se prend au jeu de l'imposture. Il est “formé” à son nouveau métier par Henri, un étrange vieil homme qui évolue lui aussi dans la jet set. Peu à peu Albert perd pied. A-t-il choisi d'accepter ce tour joué par le destin, parce qu'il était déjà à la dérive ? Ou bien perd-il le contrôle à cause d'un jeu trop difficile pour lui ?

 

 

 

Acte III

 

 

Dépassé par une imposture qu'il assume mal, et bientôt à bout de ressources matérielles, Albert est à la dérive. Il parvient à retrouver Henry, son ancien mentor en usurpation d'identité. Mais c'est pour découvrir que le bonhomme, lui-même écrivain passablement raté, n'a fait que mettre en pratique ses propres enseignements : lui mentir ! Fin de partie ? Pas tout à fait. Car les deux hommes, unissant leurs dernières forces, vont réussir in extremis à concocter un dernier retournement de situation, une ultime tromperie en forme de spectaculaire coup de théâtre. C'est enfin le momen toù tombent tous les masques, la scène finale où se révèlent toutes les nuances,parfois cruelles, de la "vérité"…

 

 

Christian Cailleaux :

Né en 1967 en banlieue parisienne. Il a déjà publié plusieurs albums chez l'éditeur indépendant TREIZE ETRANGE dont Le café du voyageur et Le troisième thé.

 

Pour info le tome 3 vient juste de sortir !!

 

 

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Publié dans Bandes Dessinées

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