Le Tueur

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Le Tueur

 

Auteur(s) : Matz, Luc Jacamon
Dimensions : 22,6 x 30,3 cm
Pages : 56
Prix : 9,80 €

 

 

Solitaire, froid, méthodique et consciencieux, toutes les qualités pour exercer son métier de tueur sont réunies chez cet homme dont on ne connaît pas le nom. Et ce n’est pas parce qu’il change de commanditaire qu’il change de principes. Où et quand s’arrêtera sa carrière? Par sa mise en scène impressionnante, ses ambiances oppressantes et ses dialogues d’une qualité d’écriture rare, "Le tueur" s’est imposé en quelques albums comme un must du polar noir.

 

 T1 Long Feu
 

Long feu est l'autobiographie d'un tueur professionnel. Un homme solitaire et froid, méthodique et consciencieux, qui ne s'embarrasse pas de scrupules ni de regrets. Alors qu'il guette sa prochaine victime, nous partageons ses pensées, nous apprenons à le connaître, nous découvrons sa vie à travers de nombreux flash-back. Plus l'attente dure et plus il s'énerve, il nous entraîne dans des abîmes de violence, jusqu'à l'explosion finale. Mais les cartes seraient-elles truquées ? Gare aux éclaboussures...

 

 

 

 T2 L'engrenage
 

À la fin du premier tome (Long feu), on avait laissé le Tueur dans l’avion, en cavale, destination Cayenne. On le retrouve au Vénézuela, au soleil. Il s’est refait, il a récupéré ; il est même accompagné d’une fille superbe avec laquelle il semble se la couler douce. Il apprend de la bouche d’un autochtone qu’un Gringo est arrivé dans le coin. Pour le Tueur, ça sent mauvais : très vite, il s’aperçoit que le type en question le surveille. Il s’agit de Laporte, un flic qui avait commencé à prendre le Tueur en filature à Paris ...

On est toujours sur la trace du Tueur, à “écouter” son monologue, à s’habituer à sa logique implacable de solitaire et on a tout de suite envie, en refermant ce deuxième tome, de connaître la suite de son histoire. On se prendrait presque de sympathie pour lui.

 

 

 

 

 T3 La dette
 

Impossible pour Le Tueur de couler des jours tranquilles. Et pourtant, après sa dernière étape à Paris, il aspirait à un peu de calme (cf. “Le Tueur” T2). Malgré toutes les précautions qu’il n’a cessé de prendre le voilà pieds et poings liés, au moins pour un moment ; obligé d’acquitter une drôle de dette contractée – Ah!, s’il avait su... – envers un gros ponte de la Mafia colombienne. Le Parrain sait à qui il a affaire. Le Tueur pourra lui rendre de bons et loyaux services. Le Tueur, quant à lui, peut se permettre d’accepter de nouveaux contrats : ses conditions sont respectées. Ce n’est pas parce qu’il change de patron qu’il change ses principes. Et puis comme ça, il peut continuer à voyager, à mettre de côté des sommes substantielles. En gardant le contrôle, en restant toujours seul, même quand il est bien accompagné. Le Tueur change de patron, pas de principes. Rester vigilant, ne pas attirer l’attention, s’adapter, peu importe le commanditaire puisque le boulot reste le même. Mais cette dette, elle n’était pas prévue au programme...
Ici encore les auteurs font preuve d’une maestria à couper le souffle.
Toujours des mises en page qui impressionnent par leur dynamisme, des couleurs rutilantes, des ambiances oppressantes à souhait, des dialogues – et les longs monologues silencieux, in peto, du Tueur! – d’une extrême précision, comme les tirs de leur personnage.
Une bande dessinée pour un public averti et amateur de films noirs.

 

 

 

 T4 Les liens du sang
 

Une grande ville. Le meilleur endroit possible pour passer inaperçu en attendant que les choses se tassent. Pour faire le point et voir venir, le Tueur se planque à Paris. Et puis le temps que “la fille”, sa petite amie, se remette. Elle s’est fait salement amocher, au Venezuela. Attendre. Essayer de comprendre. Le cas échéant, buter les responsables. Mariano débarque (voir T3 : “La Dette”), comment a-t-il fait pour le retrouver, celui-là ? Le “parrain”, l’oncle de Mariano, a bien apprécié les services du Tueur, il lui a donc envoyé son neveu pour le lui faire savoir et le mettre sur la piste de ceux qui ont esquinté “la fille”. Mais on n’a rien sans rien. Le ”parrain” ne lui rendrait pas un tel service sans en attendre un autre en retour. D’ailleurs, Mariano ne tardera pas à lui faire savoir de quoi il retourne…En tout cas, le Tueur est en train de déroger à sa sacro-sainte règle de solitude. Il y a des gens qui font leurs preuves, c’est comme ça. Affaire à suivre.

Jacamon et Matz nous livrent une fois encore un récit brillant, savamment construit : la saga du “Tueur” continue de nous tenir en haleine. On en redemande, et le plus étonnant, c’est que les auteurs aient réussi à rendre si attachant un personnage sanguinaire, dépourvu de scrupules. C’est peut-être parce qu’il a malgré tout des principes…

 

 

 

 T5 La mort dans l'âme
 

Notre "héros" a retrouvé la trace des commanditaires qui avaient essayé de l'éliminer, lui et sa compagne en Amérique du Sud. Il est plus que temps de régler ses comptes avec ces bourgeois de la bonne société parisienne, enrichis par le trafic de drogue. Ses ennemis ont peut-être le bras long, mais ça ne les mettra pas à l'abri de la vengeance du Tueur.

Fin de partie pour Le Tueur, le tome 5 révélant les tenants et aboutissants des 4 premiers volumes de la série.
Jacamon et Matz nous livrent une fois encore un récit brillant, savamment construit : la saga du ”Tueur” continue de nous tenir en haleine. On en redemande, et le plus étonnant, c’est que les auteurs aient réussi à rendre si attachant un personnage sanguinaire, dépourvu de scrupules. C’est peut-être parce qu’il a malgré tout des principes

 
 
 
 
 

Luc Jacamon a fourbi ses premières armes de bédéaste avec un Alfred scolaire en 1986. Long feu, son premier album, est paru en octobre 1998 chez Casterman.

 

 

 

Le scénariste Matz a déjà travaillé plusieurs fois avec Chauzy, pour deux albums puisés aux sources du blues (dont Peines perdues) nommé à Angoulême en 1993 dans les catégories Meilleur Album et Prix du Public.

 

 

 
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Publié dans Bandes Dessinées

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