Le Combat Ordinaire

Publié le par Lylie rose

 

Le Combat Ordinaire

 

Voilà un album de BD qui sort vraiment du lot! Le combat ordinaire réussit l’exploit d’être à la fois drôle et bouleversant, tout en abordant intelligemment des sujets graves. Après avoir emprunté diverses pistes graphiques et narratives, le prolifique Manu Larcenet nous livre ici son ouvrage le plus abouti.

 

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Partant d’événements autobiographiques Larcenet met en scène Marco, photographe fatigué et célibataire velléitaire qui s’exile à la campagne après avoir quitté son psy et son boulot. L’appréhension des visites concédées à ses parents ainsi que les soirées rigolades et pétards chez son frangin lui permettent de mieux appréhender le silence de sa petite maison dans la verdure et l’affection de son chat qu’il a appelé Adolf car… il est très méchant. Sa rencontre avec Emilie va-t-elle l’obliger à rompre avec les facilités de la solitude ?

La planche

 

 

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Marco vit désormais avec sa copine et la présente à ses parents : c’est ainsi qu’il apprend que son père est atteint de la maladie d’Alzheimer. Cet événement familial intervient alors que Marco prépare une exposition des photos qu’il a prises sur le chantier naval où a travaillé son paternel. Il y revoit des hommes complètement perdus, brisés par des années de travail : des gens ordinaires qui basculent dans des choix discutables… Faut-il vraiment les condamner, au non d’une certaine éthique, ou faut-il accepter que chacun d’entre-nous change, évolue et, quelques fois, regrette… ?

 

La planche

 

 

Manu Larcenet
Dessinateur et Scénariste

 

Né en 1969 de parents connus (et gentils), Manu Larcenet vit à Vélizy une enfance peinarde — en dehors des crises d’angoisse qui lui gâchent la vie. Vers dix ans, il se lance dans la BD, il en fait tous les jours et il n’arrêtera plus jamais. En 4ème, il crée un groupe punk-rock (nul) avec des copains.

 

A l’âge requis (Larcenet n’est pas très fort sur les dates), il obtient le bac F12 de l’école de Sèvres — un bac qu’on vient de créer quasiment pour lui : très peu d’enseignement général et beaucoup de dessin, architecture, nu, poterie, tapisserie, etc. Un peu plus tard, il ressort des Arts appliqués avec un BTS d’expression visuelle option “images de communication”.

Dans le même temps, il donne de plus en plus de concerts avec son groupe. En 1991, il tente de se faire réformer de manière assez violente, mais ça ne marche pas, et il gagne un séjour en bataillon disciplinaire — une expérience qu’il ne souhaite pas à son pire ennemi. (Quoique.) Libéré, il emménage dans un squat avec des copains musiciens et se lance à fond dans la musique, tout en continuant de dessiner.

Ses dessins passent dans différents journaux de rock. Sur un coup de tête, il laisse tomber le groupe et reprend des études qu’il laisse tomber aussi parce qu’il intègre Fluide glacial en 1994.

Là, il devient à la mode et tout le monde le veut : Spirou, Dupuis, Glénat, etc. C’est la belle vie, les soirées mondaines, l’argent, les filles faciles, les substances interdites… Dans la foulée, il fonde avec Nicolas Lebedel sa propre boîte d’édition, “Les Rêveurs de runes”, où il publie quelques albums autobiographiques qui ne cadrent avec aucune structure.

Vers la fin du XXe siècle (en gros), il rencontre Guy Vidal et sa collection Poisson Pilote encore en gestation. Le courant passe, et il s’installe chez Poisson Pilote avec Trondheim et Les Cosmonautes du futur, puis avec son frère Patrice Larcenet et Les Entremondes (2000 - 2001), puis tout seul avec Le Temps de chien (2002) et Le Combat ordinaire (2003).

Entre-temps, en juin 2001, il quitte Paris et ses lumières pour la brousse lyonnaise — en gardant Vidal dans son téléphone. Ce virage existentiel notable nous vaut Le Retour à la terre, formidablement scénarisé par son copain Ferri

 

 

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Publié dans Bandes Dessinées

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