Lady Oscar

Publié le par Lylie rose

 

Réalisateur : Tadao Nagahama, Osamu Dezaki
Histoire : Riyoko Ikeda
Chara. Design : Michi Himeno, Shingo Araki, Akio Sugino
Décors : Ken Kawai, Tadao Kubota
Musique : Koji Makaino
Année de prod. : 1979

Produit par : Tokyo Movie Shinsha


Lorsque naît en 1755 la sixième fille du général de Jarjayes, ce dernier, désespéré de ne toujours pas avoir d’héritier mâle pour perpétuer son nom, décide de lancer un défi à la nature en baptisant son enfant Oscar-François et en l’élevant comme un garçon.

 




Après une enfance difficile et sans amour aux côtés de son seul ami André, une éducation spartiate où Oscar apprend à manier les armes, à chevaucher des heures et surtout à étouffer toute forme de sentiment, la jeune femme se trouve promue au service de Louis XVI comme Capitaine de la Garde Royale, afin d’assurer la protection du jeune roi ainsi que celle de la famille souveraine.

 


 

Oscar devient alors le confident de la reine Marie-Antoinette et se voit proposer, après de multiples aventures, le grade de Colonel.

 


 

Mais après des années d’abnégation et de rigueur, le bel officier s’énamoure du comte Axel de Fersen, un séduisant gentilhomme.

Hélas, ce dernier n’a d’yeux que pour la Reine, et Oscar se voit reléguée au triste rôle de meilleur ami et, pire, de confesseur auprès du jeune comte suédois.



Mais le destin de la Belle se joue ailleurs : plongée au cœur de ces temps agités où l’Histoire s’écrit au jour le jour, le Colonel de Jarjayes se heurte à un épineux cas de conscience. Alors que la Révolution gronde, Oscar est effectivement acculée à choisir son camp : celui des dominants en se rangeant aux côtés de la noblesse et du clergé, comme le voudrait sa naissance, ou celui des opprimés et des désenchantés en se ralliant au tiers-état.

 

Lady Oscar - Ajoutée le 19/01/2005 à 14h52 
C’est ainsi qu’elle finira par se libérer de tous les jougs qui l’entravaient, brisant les lourdes chaînes de l’autorité royale et patriarcale, pour vivre pleinement son existence de femme libre, au péril de sa vie. Étrange destinée, où l’amour, la violence et la mort l’attendent au détour du chemin.



 

 


Ce dessin-animé de 1979, librement inspiré du manga de 1972, La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda (sorti en deux tomes aux éditions Kana), est désormais culte.


 

Admirablement fidèle à l’histoire de France et à ses méandres, cette série retrace avec panache et réalisme la période troublée des années pré-révolutionnaires, jusqu’à la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789. On y retrouve, dans un jeu habile entre fiction et réalité, des épisodes aussi marquants que l’affaire du Collier (sans doute une des escroqueries les plus célèbres de l’histoire de France, orchestrée par la machiavélique Jeanne de la Motte, et qui accéléra la perte de Marie-Antoinette), la convocation

des États généraux, ou encore le célèbre Serment du Jeu de Paume.

 



Mais au-delà de la richesse et de l’intérêt historique du manga, soulignons aussi l’extraordinaire profondeur psychologique des protagonistes, suffisamment rarissime dans ce genre d’animations pour être relevée. D’une part, l’étrange relation amour-haine qui lie Oscar à son tyrannique père , leur absence totale de dialogue et leur permanent rapport de force contribuent largement à l’intensité dramatique de certains épisodes. D’autre part, la

question de l’identité sexuelle à laquelle se heurte Oscar – ni

tout à fait homme, ni tout à fait femme – s’inscrit en véritable obstacle dans sa relation à autrui, et ne l’en rend que plus vulnérable et marginale.

 

 

La part d’ombre de chacun des personnages est d’ailleurs constamment mise en exergue (ni jamais totalement bons, ni totalement mauvais), évitant ainsi l’écueil d’un certain manichéisme, souvent inhérent à ce genre, en brossant des

portraits ambigus, où la complexité des personnages n’a d’égale que leur terrible humanité.

 

 




Enfin, le concept de libre arbitre qui sous-tend cette fresque romantique de manière quasi métaphorique nous renvoie à la lutte désespérée que mène le Colonel de Jarjayes contre le système tout entier : lutte contre l’autorité d’un père (paradoxalement) castrateur, lutte contre le carcan familial et la condition de femme, lutte contre le système hiérarchique de castes qui constitue à cette époque la société française, pour finir par un ultime

combat contre l’absolutisme de droit divin.


Même les « nipponneries » parsemées ici et là (couleurs du drapeau français parfois inversées, écriteaux en anglais ou encore dans une langue improbable) ne suffisent pas à rompre le charme.

Seul regret : le peu de soin apporté à la réalisation de ces deux coffrets. Les changements impromptus de doublage selon les épisodes – voire des passages entiers en version originale (on aurait aimé d’ailleurs la double proposition d’une version française et d’une version originale sous-titrée) –,

 


 

l’absence de bonus, et surtout l’impardonnable éviction du générique français interprété par Marie Dauphin, traduisent une négligence et une certaine hâte de sortir le produit en DVD, à l’heure où le manga connaît un souffle extraordinaire en

France. Bref, si vous ne devez voir qu’un manga dans votre vie, ruez-vous sur Lady Oscar, un chef-d’œuvre du genre

 


 

 

 

Oscar :

"Elle s'appelait Oscar, elle était jeune, elle était belle, elle vécut dans une époque injuste, pleine de fureur et de larmes. Elle fut comme un soleil qui illumina bien des vies. Son regard était doux, elle fit face seule au destin. Elle n'avait qu'une arme: son courage"

 



C'est dans la nuit orageuse du 25 décembre 1755, que naquit Oscar François de Jarjayes. 6ème fille d'une respectable famille au service du Roi et de la Reine depuis des années, elle vit son destin prendre une curieuse tournure lorsque son père, le Colonel de Jarjayes, décida de l'élever comme un garçon.

 



A 14 ans, sa témérité et son agilité lui valent d'être nommée Capitaine de la Garde attachée à Marie-Antoinette. Si son courage et sa loyauté ne sont pas à remettre en question, la dévotion dont elle fait preuve pour remplir le rôle que son père lui a déterminé, est peu banale. D’ailleurs, en acceptant le port de l’uniforme, Oscar semble tracer elle-même la voie de son avenir et renier à jamais sa condition de femme.

 


Juste et réfléchie, elle ne condamne pas sans savoir et essaye d'analyser au mieux les situations avant d'agir. Très vite, elle rend compte que la colère monte au sein du peuple et loin d'user des avantages que lui confère sa naissance, elle n'hésite pas à être à son écoute et à aider les plus démunis. Sa noblesse lui vaut plusieurs fois d'être prise à parti par la foule. Oscar est

quelqu'un de très secret qui a bien du mal à reconnaître et accepter ses sentiments.

 



La voix d’Oscar est celle de Nadine Delanoë (Maya l'abeille, narratrice de "Laura ou la passion du théâtre" ou encore, Kelly Capwell dans "Santa Barbara") ou celle de Virginie Méry pour les 2 épisodes redoublés en 1998 (Meg dans "Les 4 filles du Dr March", San dans "Mononoke Hime").

André :

Né en 1754, André est le petit-fils de la nourrice d'Oscar. Il fut

accueilli dans la maison des Jarjayes à la mort de ses parents. Alors

âgé de 8 ans, il devint le compagnon de jeu d’Oscar et apprit à ses

côtés les subtilités du combat à l’épée.

 

Lady Oscar - Ajoutée le 19/01/2005 à 14h49


André considère que chacun doit mener sa vie comme il l’entend, aussi même menacé, il ne tente pas d’influencer le choix des autres. Confident et ami discret, il est prêt à tout risquer pour Oscar. Néanmoins, si ses sentiments amoureux envers elle se précisent rapidement, il sait rester en retrait tout en étant toujours là quand elle en a besoin. Du fait de sa condition et de sa relation particulière avec Oscar, il suscite quelques jalousies et une certaine méfiance. André est sûrement le premier à prendre conscience qu’un malaise important grandit au sein du peuple.

 



Deux comédiens de doublage eurent le plaisir de prêter leur voix à André: Gérard Lartigau (comédien qu’on peut notamment voir dans le film "Indochine" ou des séries comme "Julie Lescaut", "Madame Le Proviseur"…) puis à partir de l’épisode 17, Eric Legrand (voix de Seiya dans "Les Chevaliers du Zodiaque", Végéta et Yamcha dans "Dragon Ball Z", Wesley dans "Buffy contre les Vampires" et "Angel"…).

Voici pour finir d'autres photos :


 

 

 


 



 

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Publié dans Mangas-Dessins Animés

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S
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